vendredi 1 juin 2012

La fille qui ne croyait pas aux miracles - Wendy Wunder


La fille qui ne croyait pas aux miracles - Wendy Wunder

Cam est une jeune adolescente qui n'attend plus grand chose de la vie. A 17 ans, elle est atteinte d'un cancer et sait qu'elle ne passera jamais le cap de la majorité. Avec un père mort lui aussi d'un cancer et un avenir qu'elle ne conçoit plus, la jeune fille a perdu ses rêves et ses espoirs, même si elle vit dans le cadre magique de Disney. Sa mère trouve pourtant la force de croire pour deux et l'emmène avec sa soeur dans un petit village, Promise, connu pour les miracles qui y ont lieu, ses flamants roses ou encore ses pissenlits mauves. Dans ce havre de paix, Cam redécouvre la vie et évolue au gré des surprises que lui apporte son quotidien. Elle semble d'ailleurs se porter mieux... Que lui réserve la vie? L'adolescente pourra-t-elle guérir? Ce voyage servira-t-il à quelque chose et si oui à quoi?

Doux et fort en même temps, ce roman a de quoi être touchant et remuer toute personne qui le lit. Il aborde des thèmes importants (la maladie, la mort, la foi, l'amour) tout en offrant des opportunités d'évasion à Disneyland où à Promise, village qui semble merveilleux.

Si au départ Cam semble être désespérée et désespérante, un grand potentiel d'évolution se fait sentir au fur et à mesure de la lecture. L'attachement grandit et on se surprend à croire au meilleur pour elle et à espérer, surtout lorsqu'elle devient réceptive aux cadeaux de la vie.

La magie opère, l'histoire est prenante et le livre s'avère être de plus en plus difficile à lâcher. Il en devient ainsi un passeur de messages, mettant l'accent sur des choses essentielles telles que la foi en la vie et en soi, le moment présent, l'amitié, l'amour.
La plume, elle, reste simple et directe. Rien d'exceptionnel, une lecture tout simplement agréable.

Enfin, les dernières pages sont celles qui prennent aux tripes et qui retournent, rendant ce roman marquant et incitant le lecteur à se poser des questions et à réfléchir sur la vie et son sens.

Mon avis :
Sympa

dimanche 27 mai 2012

La Route - Cormac McCarthy


La Route - Cormac McCarthy

Je crois que j'étais en plein trip post-apocalyptique, et après avoir dévoré le deuxième tome des Chroniques de la Fin du Monde, je voulais rester dans l'ambiance... Je me suis donc lancée dans un livre bien connu : La Route, de Cormac McCarthy.

Nous sommes quelque part sur Terre, et nous suivons "l'homme" et "le petit" (son fils). A aucun moment nous ne connaîtrons leurs noms ni leur passé, si ce n'est quelques rares flash-backs. Ce qui est évident, c'est qu'une sorte d'apocalypse a eu lieu : la Terre est dévastée, brûlée, il fait froid, les cendres sont omniprésentes, tout comme une sorte de brume qui masque le soleil. Rares sont les survivants, et ces derniers ne représentent plus l'humanité telle qu'on l'a connue : bon nombre d'entre eux ont régressé, et les rapports sont marqués par la violence, la volonté de survivre à tout prix, et le cannibalisme. Dans ce monde, L'Homme et Le Petit marchent sur la route, et tentent d'assurer leur survie.

Quel est le vrai but de toute cette histoire? Et de cette survie? C'est la question que je me suis posée tout au long de ma lecture. Les deux héros principaux illustrent cette capacité à rebondir qu'a l'Etre Humain, dans une tentative de garder l'espoir jusqu'au bout, alors qu'on sait pertinemment que rien ne sera plus jamais comme avant... Et pourtant...
Ils vivent, au jour le jour, et portent en eux "le feu", peut-être faut-il y voir les dernières valeurs du monde d'avant, et surtout l'Amour et la Compassion (valeurs difficiles à entretenir à ce stade, et soumises à rude épreuve). Ils avancent sur la route, et sur le chemin de leur vie, sans savoir de quoi sera fait demain, et en gardant une certaine forme d'espoir, caché bien au fond d'eux-mêmes, alors qu'ils voient ce que l'on peut croiser de pire : des endroits dévastés et brûlés, des gens qui sont presque des fantômes, des cadavres, des hommes capables du pire et ayant régressé jusqu'au cannibalisme. Certains passages sont très noirs et font froid dans le dos.

Le fait est qu'il est difficile de définir clairement le but de ce récit, et finalement, chacun le voit à sa façon car l'histoire résonne différemment selon la perception que l'on en a, et notre façon de voir la vie.
Le style est assez spécial : pas de chapitres, des paragraphes qui se suivent, régulièrement espacés, et si au début cette façon d'écrire a de quoi surprendre, on avance vite sur la route aux côtés des personnages, car on s'attache à eux. Je trouve que c'est un tour de magie très fort quand on pense qu'on ne sait pas grand chose d'eux.
On se pose aussi beaucoup de questions, et la porte est ouverte à toutes les spéculations. J'avoue que je n'ai pas fini de m'interroger sur le cataclysme qui a pu se produire, et j'aurais vraiment voulu savoir.
Au final, à sa façon, ce roman est excellent, atypique, fascinant, et c'est certainement ce qui en a fait son succès. Un livre à lire et à ne pas rater, dépaysant et déroutant, et surtout très fort.

Mon avis :
Excellent

lundi 21 mai 2012

Chroniques de la Fin du Monde - T2 L'exil - Susan Beth Pfeffer


Chroniques de la fin du monde - Tome 2 L'Exil
Susan Beth Pfeffer

Le premier tome avait été un coup de coeur absolu... Rappelez-vous : nous suivions une adolescente à travers son journal intime qui faisait aussi office de carnet de bord, créant une certaine proximité et un attachement immédiat.
Ici, nous sommes invités à suivre un adolescent de 17 ans, Alex Morales, un jeune portoricain qui vit de façon assez modeste avec ses parents et ses deux soeurs à New York. Ce qui marque cette famille, c'est la religion : tous sont croyants.


On reprend l'idée de départ et on recommence le récit, mais vu d'ailleurs. L'astéroïde percute la Lune, comme prévu, mais la dévie de façon inattendue en la rapprochant de la Terre : un enchaînement de cataclysmes commence et signe la fin du Monde tel que nous le connaissons. La lutte pour la survie commence.
A ce moment-là, les parents d'Alex sont absents et disparaissent... C'est peut-être bien ce qu'il y a de pire pour une famille : ne pas savoir ce qu'il est advenu des disparus, s'ils sont vivants ou morts et s'il faut encore les attendre. Alex se retrouve ainsi "chef de famille" et doit veiller sur ses deux petites soeurs : Briana (aînée des deux) et Julie (adolescente de presque 13 ans). Cette mission n'est pas de tout repos et demandera au jeune homme de beaucoup prendre sur lui : il devra gagner en maturité, assurer la survie et la sécurité de deux personnes qui dépendent de lui, et faire donc face à de lourdes responsabilités.

Si ce deuxième tome reste dans la lignée du premier par rapport à l'idée de départ et au cadre, il se différencie aussi et devient unique avec cette nouvelle famille.
Tout d'abord, nous ne sommes plus dans un récit lié à un journal intime : plus de "je", mais la troisième personne du singulier. Un choix que j'ai parfois eu du mal à comprendre, car on ne suit pourtant qu'Alex, et lorsque l'on se penche sur ses soeurs, c'est toujours à travers son regard. Était-ce utile? Peut-être était-ce juste parce qu'Alex ne tient pas de journal intime? L'attachement est un peu plus long à se créer, même s'il finit par venir... Et heureusement, car c'est ce qui fait (entre autres) la magie de ce livre.
Autre différence : nouvelle famille (moins aisée), nouvelles valeurs. Il faut dire que parfois la répartition des rôles semble un peu machiste et pourrait laisser à désirer. L'homme de famille veille, les femmes cuisinent et rangent... Si au départ ceci peut hérisser le poil, on finit aussi par comprendre au fur et à mesure de la lecture qu'il y a un côté bienveillant qui permet à Alex d'éviter à ses soeurs des tâches plus pénibles à accomplir (comme une certaine forme de shopping).
Enfin, ce qui marque aussi ce tome et cette famille, c'est la place que tient la religion. Les Morales sont croyants et la notion de communauté est déterminante. Deux facettes se montrent : celle de la foi qui soutient les gens dans les épreuves les plus dures (c'est ce qu'on voit avec Briana) et celle d'une communauté qui donne lieu à un réseau d'entre-aide (écoles, Eglise, Pères, Soeurs). Un aspect intéressant au point de vue social (surtout quand on sait que de nos jours, la religion est en recul, notamment parce que l'aspect "communauté-réseau" a perdu du terrain - entre autres - selon certaines études).

Nous suivons ainsi Alex, et nous le voyons évoluer et gagner en maturité (tout comme ses soeurs). Nous sommes témoins de ce qu'il tente de faire pour s'adapter (la survie passant par l'adaptation depuis la nuit des temps) et lorsque nous plongeons entièrement dans le livre, nous vivons les joies et les peines des personnages... C'est là que l'attachement se crée. Et lorsqu'il est temps de fermer le livre... On en ressort hébété et, comme à la lecture du premier tome, on apprécie tout le luxe que l'on a (oui, l'électricité, le chauffage et la nourriture sont un luxe).
Plus les problèmes s'enchaînent, plus l'étau des pièges de la nature se resserre et plus on se sent oppressé... Difficile d'arrêter la lecture de ce tome (la nature brute était plus présente dans le 1er, ici nous assistons plutôt aux répercussion des désordres de cette dernières sur les villes, qui meurent à petit feu).
Comme toujours, ce roman est un excellent moment d'évasion, dans une atmosphère aussi oppressante que dépaysante. Nous passons par une multitude de sentiments : joie, espoir mais aussi tristesse, peur ou résignation.
Quoiqu'il en soit, les personnages font en sorte de tenir et de se battre jusqu'au bout, en développant des capacités d'adaptation parfois fascinantes, et nous, nous les suivons jusqu'à la dernière ligne, jusqu'au dernier mot.

Mon avis :
Coup de coeur

mardi 15 mai 2012

Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda


Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda


Camille Fauque est une jeune femme qui s'éteint et se fane dans une vie épuisante, avec de tristes conditions de vie.
Paulette, adorable petite dame âgée, aime plus que tout sa maison et sa petite vie, mais se fait rattraper par les aléas de la vieillesse, qu'elle tente de dissimuler tant bien que mal... Jusqu'au jour où elle tombe dans les escaliers et se retrouve dans une maison de retraite, où elle perd elle aussi peu à peu le goût de vivre.
Un mouroir, c'est ainsi que Franck considère cette maison de retraite, où il supporte mal d'avoir abandonné sa grand-mère... Cette femme qu'il aime plus que tout pour des raisons bien particulières, et dont il ne peut s'occuper, faute de temps.
Enfin, Philibert est le jeune homme qui cohabite avec Franck, qu'il accueille dans son appartement comme dans une bulle de paix. Timide maladif, il est décalé comme s'il semblait appartenir à une autre époque. Avec son colocataire, il habite dans le même immeuble que Camille.

Ensemble c'est Tout, c'est l'histoire de ces quatre destins qui se lient, et de quatre personnages qui évoluent, découvrent comment vivre ensemble, autrement, en élargissant leurs horizons... Et qui apprennent à croquer la vie à pleines dents aussi.
C'est une histoire touchante, attendrissante ; une évasion pleine de douceur dans quatre vies parfois faites de douleur aussi... Et c'est un grand partage entre quatre personnes complètement différentes, mais qui ont besoin d'une seule et même chose : d'amour.

Pour ces raisons, j'ai trouvé ce roman agréable à lire, et je l'ai apprécié. Mon seul petit bémol est d'avoir trouvé la fin relativement prévisible : peut-être pas concrètement dans les faits, dans le genre de choses qui pouvaient se passer. Je regrette de ne pas avoir été surprise par quelque chose d'énorme qui m'aurait pris aux tripes, ça aurait été la cerise sur le gâteau.
Toutefois, Ensemble c'est Tout reste un livre facile, abordable et léger à lire malgré son nombre de pages... Anna Gavalda sait rythmer son histoire et sa façon de raconter les choses, et se glisser dans la vie des personnages devient un plaisir.

Un moment de lecture finalement agréable!

Mon avis :
Sympa

lundi 7 mai 2012

Acquisitions du mois de Mai 2012


Bonjour tout le monde,

Il fait beau et j'ai eu quelques minutes, alors j'en ai profité pour faire un petit point sur les derniers arrivés dans ma PAL. Pas grand chose, mais on est au début du mois, et j'essaye aussi d'être sage... Mais il y a des occasions de la vie à côté desquelles on ne peut pas passer, n'est-ce pas? :)